Gare de Lyon

"Le Temps des Gares", 1979, acrylique sur toile, 1.000 x 250 cm.

« Le sage n’est pas sans souffrir de comprendre avec trop de sagesse. » Euripide (-480 à -406) (1).

 

Chou blanc.

  Ces 3 Photos N&B. ont été prises au Centre Georges Pompidou en 1978, pendant le démontage de l’exposition "Le Temps des Gares" (2).

  Nous voyons trois toiles peintes disposées côte à côte, qui représentent les quais de la gare de Lyon. Un autre triptyque de même taille faisait le pendant et  représentait un train “Corail”.

  Le commissaire de cette manifestation, organisée par le Centre de Création Industrielle (CCI aujourd’hui disparu), voulait voir le "book" de jean-Bernard Pouchous avant de valider la commande de ces deux œuvres pour un espace réservé dans la scénographie générale. L’évènement faisait d’ailleurs largement appel à l’expression de divers mouvements artistiques de l’époque. Quand il vit les reproductions photographiques des œuvres de la série Bébés comme: "bébés Notre Dame", "4 Bébés Grotte", "8 Bébés Torrent" et "8 Bébés Mer"  et autres "Bébés peintures" il acquiesça (voir Désir d'enfant).

  Les deux oeuvres encadraient un espace de l’Atelier des Enfants où étaient exposées toutes sortes de détournements plastiques de valises faites spécialement par les enfants à cette occasion.

  Les deux peintures furent réalisées en 15 jours et nuits avec l’aide de l’artiste Marie José Coppens, une ancienne camarade de Beaux-Arts. Ce fut un succès pour les enfants et pour moi qui m’attira quand même les foudres de quelques confrères de la figuration narrative qui durent jouer des coudes pour y avoir des œuvres exposées.

  Il faut bien vivre ! Aux cours de l’expo., la toile fut "taguée" au feutre par un petit canard. L'artiste fit de cet évènement minable mais muséal,  un scandale, "gare à vous" s’exclamait-il !

  Finalement, l’assurance  remboursa les frais de restauration et le commanditaire et donna l’oeuvre à son auteur Mais quand même, l’une des oeuvres subies une destruction irrémédiable tandis que la seconde fut restaurée et entreposée depuis ces temps de l’âge du chemin de fer, en trois rouleaux, à l’atelier.

  Pour fêter l’évènement, Jean-Bernard Pouchous avait offert à toute la compagnie de ses proches d’alors une énorme bouffe, une "choucroute partie", parce que à cause du deuxième phonème de son nom, l'artiste a toujours entretenu une relation particulière avec le chou, qu’il soit chou-fleur, chou frisé, chou rouge, chou de Bruxelles, chou de Milan, chou-rave, chou coeur de boeuf, brocoli, chou chinois ou chou blanc (3).

Jean-Bernard Pouchous - 2008.

Bibliographie

-1-Marie Delcourt, Euripide, tragédie complètes, éd. Gallimard, coll. Folio, 1989.

-2- Centre de Création Industrielle, Temps des gares, CCI, éd. Centre Georges Pompidou, 2008.

-3- William Wheler, Le Chou, éd. du Chêne, 1997.

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